L’Ontario ne veut pas d’un autre Casino pour jouer

Le Queen’s Park a affirmé ne pas vouloir mettre en place une seconde zone de jeux sur le territoire de la capitale canadienne. Mais pour essayer de ne pas trop décevoir le comité municipal des finances et du développement, il a autorisé l’extension du parc de jeux  de l’hippodrome Rideau Carton pour jouer au casino. 21 tables supplémentaires avec croupiers y seront posées dans les mois à venir.
L’hippodrome Rideau-Carleton comme seul centre de jeux
Au cours de l’année 2011, la municipalité a demandé à la province une autorisation pour ajouter des tables supplémentaires au parc de jeux de l’hippodrome Rideau-Carleton. Ayant été informée de cette demande, la Société des loteries et de jeux de l’Ontario (OLG) a suggéré une « modernisation » de ce plan. Mais finalement, la décision de la province a été favorable à la demande initiale.
La décision a été confirmée le 25 août dernier par le comité municipal des finances et du développement. Celui-ci doit donc se contenter d’étendre et d’embellir le parc de jeux de l’hippodrome Rideau-Carleton. 21 tables de jeu viendront compléter l’équipement du parc les mois à venir pour jouer au casino en ligne. Pour rappel, il existe 1250 machines à sous sur les lieux.
L’OLG a demandé déjà au conseil municipal le choix d’un endroit pour la création de ce nouveau parc de jeux. Le lieu a été trouvé, mais la province a dit « non » à la demande. Il n’y aurait donc qu’une seule zone de jeux de la capitale canadienne. Pour justifier sa décision, la province a parlé des désagréments qui peuvent être liés à la présence de deux casinos dans un rayon plus restreint. La direction de l’hippodrome Rideau-Carleton n’a pas caché sa satisfaction pour cette décision. Son établissement sera en effet la première victime de la présence d’une autre zone de jeux dans la ville.
Favoritisme, selon Melnyk
Cette décision n’est pas acceptée par tout le monde. Parmi les personnes qui s’y opposent (pas farouchement) figure l’homme d’affaires Eugène Melnyk, le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa. Celui-ci affirme avoir travaillé durement pour pouvoir mettre en place un nouveau casino en ligne à proximité du Centre Canadian Tire dans l’objectif de rentabiliser son club de hockey. Pour lui, l’existence d’une destination est nécessaire pour que ce club puisse avoir de la réussite. L’homme d’affaires voit donc la décision de la province comme un favoritisme. Il accuse également la municipalité de favoritisme envers une entreprise. Il n’a pas précisé l’entreprise en question, mais on sait déjà de quelle entreprise il s’agit (Hippodrome Rideau Carleton). Les hauts responsables de Capital Sports 1 Entertainment, groupe affiliant le club de hockey, pourront donc engager une poursuite en justice contre la municipalité.
Interrogé sur la question, Jim Watson, le maire d’Ottawa a écarté l’existence d’un favoritisme dans la municipalité. Rien n’indiquait d’ailleurs, selon ses propos, que ce serait Melynk qui sera élu pour l’exploitation du nouveau parc de jeux si la demande a été accordée par la province. Affaire à suivre.