Malaisie : une augmentation en vue des taxes sur les casinos

Quelques pays asiatiques accordent déjà à divers opérateurs l’autorisation d’exploiter des jeux de casino comme rubyroyal. Tel est le cas de la Malaisie. Grâce à sa loi sur la libéralisation des jeux d’argent, ce pays souffre moins de la crise mondiale par rapport à ses voisins. Mais il souhaite encore augmenter ses recettes fiscales liées à ce secteur.
Une manière de sauver l’économie locale
Jaloux de son voisin Singapour, la Malaisie a décidé de faire son entrée dans la liste des pays autorisant les jeux d’argents et le casino virtuel depuis quelque temps. Et l’économie locale est devenue le principal bénéficiaire de cette autorisation. Au cours de l’année 2012, une recette annuelle de 2,3 milliards de Ringgit, soit 524 millions d’euros, est entrée dans la caisse de l’État grâce à la taxe perçue sur les jeux d’argent. Mais les dirigeants du pays ne semblent pas être satisfaits de ce résultat. Ils envisagent revoir à la hausse ses recettes fiscales des jeux de casinos à partir de l’année prochaine. Ce projet est destiné notamment à combler de déficit budgétaire du pays qui a déjà été réduit à 4,5% du PIB en 2012. Pour cette année, le gouvernement envisage une réduction de ce déficit à 4% et si le nouveau projet est accordé, il pourrait ne plus avoir de déficit à partir de l’année 2016.
L’assiette fiscale en vigueur actuellement dans le pays date de l’année 1998. Vu les changements qui ont eu lieu, notamment sur l’économie locale, au cours de ces dernières années, changer cette assiette semble être raisonnable. Les opérateurs qui s’exercent dans le secteur doivent aujourd’hui verser 25% de leurs recettes à l’État. Ce qui est plus faible par rapport aux fiscalités des casinos de Macao qui, eux, sont imposés à 38%. Les dirigeants du pays peuvent-ils oser aligner les impositions des casinos Malaisiens au niveau de ceux de casino Macao ? On connaîtra la réponse à la fin du mois prochain.
Le pays suit l’exemple de ses semblables Européens
Le secteur des casinos n’a plus son image d’il y a 30 ou 50 ans. La crise économique lui a donné une tout autre image. Et même les  pays habités par des religieux influents très extrémistes ne peuvent pas résister à l’idée de sauver leur économie avec les taxes perçues aux jeux d’argent. Tel est le cas de la Grèce et de la Chypre où de nouvelles règlementations sur les jeux d’argents viennent d’être adoptées. Pourtant, ces pays ont été les plus réticents, il y a quelques années encore, à accorder des licences d’exploitation à des opérateurs de casino en ligne. Interrogé sur les raisons de l’adoption d’une telle règlementation, un membre du gouvernement chypriote (Chypre du Sud) a seulement émis ces propos : « on n’a pas le choix ». C’est sûrement l’argument qu’il a utilisé pour persuader les religieux influents du pays à ne pas hausser le ton.
L’Espagne, qui souffre également de la crise financière, a décidé de faire la sourde oreille face aux contestations sur les deux mégaprojets en lien avec les jeux de casinos qui vont y être réalisés. Eh oui, pour ses dirigeants, il n’y a pas question d’annuler une décision d’accorder la construction de deux mégas complexes constitués de grands casinos, des hôtels et d’autres installations pouvant faire rentrer de l’argent à l’État comme le projet GrandMacao casino.